Communiqué du diocèse de Namur (2 novembre 2020)

par | Nov 2, 2020 | Diocèse | 0 commentaires

Communiqué du diocèse de Namur – 2 novembre 2020: les mesures en vigueur jusqu’au 13 décembre
 
 Monsieur l’abbé,
Monsieur le diacre,
Madame, Monsieur,
 
Nous sommes entrés à nouveau dans une période de confinement. Les décisions prises par le Comité de Concertation ce vendredi 30 octobre dernier sont entrées en vigueur dans la nuit du 1er au 2 novembre et ont été traduites dans un arrêté ministériel publié au Moniteur Belge ce 1er novembre 2020. Les mesures reprises ci-dessous sont en vigueur jusqu’au dimanche 13 décembre 2020 y compris.
Par ce communiqué, nous apportons les précisions utiles aux divers acteurs pastoraux dans le cadre de leurs missions, en ces circonstances particulières, et nous voulons leur donner un encouragement positif.
 
1. Les églises et autres lieux de culte peuvent rester ouverts, mais l’exercice collectif du culte catholique y est interdit : aucune célébration ne peut donc y être organisée (sauf l’exception des funérailles, voir point 6). Il s’agit de toute célébration, dominicale ou quotidienne en semaine, eucharistie, liturgie de la parole, célébration de la liturgie des heures…
 
2. Les croyants peuvent cependant se rendre, à titre personnel, dans les églises et autres lieux de culte, pour s’y recueillir. Le diocèse de Namur encourage l’ouverture des églises chaque jour de la semaine, et surtout le dimanche, moyennant les mesures de sécurité utiles, afin de permettre à tous ceux qui le souhaitent de vivre des temps de prière personnelle, de recueillement et de silence, ainsi que la possibilité de vivre des pratiques de dévotion populaire (cierges, chapelet…). Le desservant peut d’ailleurs y être présent aux jours ou heures choisis pour y accueillir individuellement les fidèles, en respectant strictement les mesures de sécurité sanitaire. Le port du masque est obligatoire à l’intérieur du lieu de culte, bouche et nez couverts (sauf pour les enfants de moins de 12 ans).
 
3. Comme l’écrivent nos évêques dans un message publié aujourd’hui, « une église ouverte est le signe d’une communauté locale accueillante.Souhaitez la bienvenue au visiteur par un message d’accueil sur la porte d’entrée ou sur le panneau d’affichage. Essayez d’organiser un accueil personnalisé à certaines heures. Diffusez de la musique de fond religieuse, ou une musique qui aide à l’intériorité et à la prière. Proposez un geste de solidarité (par exemple un don pour les personnes nécessiteuses). Proposez un petit rituel, par exemple, allumer un lumignon près de la statue de la Vierge ou d’un saint, ou déposer une fleur près d’une croix de la passion. Soyons imaginatifs pour tout ce qui est possible. Les personnes en ont besoin et sont en demande ».
 
4. Les rassemblements de plus de 4 personnes (enfants de moins de 12 ans non-compris), en intérieur ou en extérieur, sont interdits. Cela implique concrètement la suppression de toute activité paroissiale collective (réunion, rassemblement, pèlerinage…).
 
5. Le télé-travail est obligatoire pour toutes les entreprises, associations et services, sauf si cela est pratiquement impossible : en ce cas, le port du masque et l’aération des locaux sont obligatoires. Là où c’est faisable, certaines activités paroissiales pourront être maintenues via les moyens modernes de communication, et notamment les vidéo-conférences, pour garder le contact entre les acteurs pastoraux et les fidèles.
 
6. Les funérailles religieuses sont autorisées, à l’église ou dans un autre lieu, avec un maximum de 15 personnes (enfants de moins de 12 ans non-compris). La durée maximale de la célébration des funérailles doit encore être précisée par une décision des autorités, mais il est probable qu’elle n’excédera pas 30 minutes. Un soin tout particulier sera apporté à cette célébration, en des circonstances si particulières, qu’elle ait lieu dans l’église, au cimetière ou au crématorium. La liturgie de la Parole et le dernier à-Dieu en constitueront l’essentiel.
 
7. Les mariages religieux sont également autorisés, à l’église, s’ils ne peuvent pas être ajournés, mais avec un maximum de 5 personnes : les deux conjoints, le célébrant et deux témoins, comme pour un mariage civil.
 
8. L’enregistrement d’une célébration est permis dans les lieux de culte, dans le but d’une diffusion par les moyens modernes de communication. Cet enregistrement rassemblera au maximum 10 personnes, techniciens responsables de l’enregistrement y compris. Tous les participants respecteront la distance sociale de 1m50 et l’enregistrement se tiendra dans un lieu fermé au public pendant la durée de l’enregistrement.
 
9. La catéchèse des enfants et des adultes marque bien sûr un coup de frein ; plus exactement, elle doit se vivre autrement. Si les rencontres de catéchèse et les célébrations ne peuvent avoir lieu, les enfants et leurs parents, à domicile, mais aussi les confirmands adultes et les catéchumènes, seront aidés, du mieux possible, à progresser dans leur foi. Le Service diocésain de Catéchèse est à la disposition des acteurs pastoraux pour les aider à transmettre à distance du matériel catéchétique aux intéressés, en fournissant également des liens électroniques utiles. Toutes les personnes inscrites à l’info-lettre de Catéveil recevront dans les jours prochains des informations ; on peut s’y inscrire en écrivant à cateveil@diocesedenamur.be.
 
10. La pastorale des jeunes utilise depuis longtemps déjà les moyens informatiques utiles à la diffusion de l’évangile et à l’animation des jeunes. Les pages facebook, instagram et le site internet du Service jeunes sont régulièrement alimentés de capsules vidéos, liens, articles, réflexions, témoignages.. On y propose notamment quelques films et courts-métrages éveillant à la réflexion et à la foi. La diffusion de ces outils est bienvenue en cette période de confinement. A noter déjà la préparation de l’activité pour jeunes « La lumière de la paix de Bethléem » pour le mois de décembre. Pour tout cela, consultezwww.church4you.be/namur-lux.
 
11. Le service de pastorale liturgique a repris sa proposition, très bien accueillie lors du premier confinement, de diffuser chaque jour les lectures bibliques accompagnées d’un commentaire homilétique. Une version imprimable est aussi accessible, qui peut être diffusée largement ou remise aux fidèles rencontrés individuellement. A partir de ce jour, ce service est disponible via internet sur le site liturgie.diocesedenamur.be/homelies.
 
12. La diaconie, c’est-à-dire, le service des frères, doit redoubler d’activité et de coeur en cette période difficile. Comme l’écrivent encore nos évêques, « nous pouvons nous entraider et nous encourager les uns les autres, par téléphone. Envoyez un mail, donnez un coup de fil, créez un groupe de prière par voie numérique, ou postez des messages nourrissants et d’espérance sur les réseaux sociaux et autres. Démenons-nous aussi pour les gestes d’entraide : faire les courses pour un voisin en difficulté, garder l’œil ouvert sur les personnes que le découragement guette ou qui risquent de se retrouver dans une profonde solitude. Voir si un coup de main bénévole pourrait être utile dans une école, une banque alimentaire, un centre de soins en cette période où une charge de travail plus importante peut se faire sentir. Chacun peut prendre des initiatives personnelles, en paroisse, ou en réseau avec d’autres. On peut collaborer avec des organisations déjà existantes. Un petit geste peut contribuer à de grandes initiatives« . La pastorale de la santé et de la solidarité, dans notre diocèse, proposera des points d’attention, comme lors du premier confinement : nous invitons tous les acteurs pastoraux à y être attentifs et à y donner suite.
 
13. Parmi les personnes qui souffrent le plus du confinement, il y a les personnes âgées et/ou malades, et notamment des prêtres ou autres acteurs pastoraux âgés, isolés ou fragiles. Prenons des nouvelles d’eux, gardons le contact et portons-les dans notre prière.
 
14. Les CDD (centres diocésains de documentation) restent ouverts à Namur et Arlon, selon les modalités qu’ils préciseront ; d’autres magasins religieux, liés à des sanctuaires, continuent des activités de réservation de commandes à emporter. En cette période préparatoire à l’Avent et aux fêtes de Noël, et pour soutenir leur activité difficile, pourquoi ne pas acheter, commander, des cadeaux, des livres, des objets religieux qui nourriront notre recherche spirituelle et entretiendront la fraternité ?
 
15. Les services de l’évêché sont passés, bien sûr, en télé-travail. Cependant, chaque jour de la semaine, du lundi au vendredi, une permanence physique est maintenue à l’accueil de l’évêché, de 9h00 à 17h00, pour la réception des courriers et le dépôt éventuel de documents. Les collaborateurs de l’évêché sont tous joignables, par téléphone ou par email. Le numéro central d’accès demeure le 081.25.10.80.
 
16. Notre évêque, Mgr Pierre Warin, présidera, chaque vendredi à 9h00, une célébration eucharistique, en ce temps de pandémie, dans la chapelle de l’évêché. Celle-ci sera accessible en direct puis en podcast, via le site internet du diocèse de Namur et via la page facebook du service de pastorale liturgique.
 
17. Chaque soir, à 18h30, le sanctuaire de Beauraing propose la diffusion en streaming, sur le site du sanctuaire, du chapelet, à l’heure traditionnelle des apparitions de Notre-Dame. On peut inviter les fidèles à s’y associer via la page facebook du sanctuaire de Beauraing ou via le site internetwww.sanctuairesdebeauraing.be. La prière en temps de confinement, inspirée du pape François et adressée à Notre-Dame de Beauraing, secours des malades, est toujours disponible : elle demeure d’une belle actualité.
 
18. Le site internet du diocèse relaiera les initiatives qui seront prises un peu partout dans le diocèse ; il ne faut pas hésiter à le faire savoir, via l’adresse : medias@diocesedenamur.be
 
 
 
La Parole de Dieu, lue une dernière fois en communauté paroissiale, ce dimanche 1er novembre, résonne encore à nos oreilles et dans nos coeurs. C’est une grâce de la Providence d’avoir entendu, avant d’entrer en confinement, les Béatitudes, paroles de Vie et d’espérance, au jour de la fête de la Toussaint.
« Heureux », répète plusieurs fois le Seigneur. « Heureux » non pas seulement quand tout va bien et que le succès est garanti, mais « Heureux » aussi quand la difficulté est là, le fardeau lourd, la peine oppressante et les questions lancinantes.
Nous avons pris ces béatitudes comme un viatique, en même temps que le Corps du Christ reçu en communion, pour les semaines à venir.
Heureux les artisans de paix, dans une société bouleversée, où critiques, doutes, réclamations se mélangent parfois.
Heureux ceux qui pleurent, avec les personnes traversant de terribles épreuves, maladies, deuils, isolement.
Heureux les doux qui, par des paroles de tendresse et de fraternité, rassureront, encourageront, rayonneront autrement leur foi.
Et encore heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, en ces temps difficiles où beaucoup craignent pour leur emploi, leur vie sociale, leurs moyens de survie : ils seront solidaires avec eux.
Les Béatitudes commencent et s’achèvent par ces mots, qui sont une promesse : « car le Royaume des Cieux est à eux ».
 
Bonne vie chrétienne autrement, pour un temps.
Bon chemin de confinement, malgré les craintes et les difficultés.
Prenez bien soin de vous, prenez soin les uns des autres.
Courage et confiance !
 
 
chanoine Joël Rochette,
vicaire général
 
 
 

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