Message de notre Evêque…

Chers diocésains,

Les dernières mesures sanitaires annoncées par nos gouvernants en date du 5 mars n’ont pas dissipé vraiment les interrogations dont nous sommes porteurs et la profonde irritation qui parfois les accompagne.

Je relève en particulier le questionnement que voici. L’apport spécifique du culte et celui de la culture ont-ils été suffisamment reconnus ? Ne vit-on pas par trop dans l’oubli que l’ainsi dit « non-essentiel » est essentiel pour la santé de l’homme dans sa globalité ? Et nos évêques ne sont-ils pas quelque peu passifs ?

On saluera, dans la communication qui a suivi le Comité de concertation, l’élargissement à 50 personnes pour la célébration des obsèques, une mesure empreinte d’humanité. On se réjouira que des perspectives ont été avancées. Il était grand temps, alors que beaucoup sont fatigués par le confinement. Les cultes ont obtenu des ouvertures à partir du 1er avril et surtout à partir du 1ermai, ces dernières restant sous conditions.

Néanmoins il reste que, pour la deuxième année consécutive, nous allons célébrer la semaine sainte et la fête de Pâques, sommet de l’année liturgique, dans des conditions restrictives. Comment dès lors être satisfaits ? Personnellement, je ne le suis pas.

Avec bien des fidèles et des prêtres, j’ai été indigné par la déclaration de nos autorités civiles en date du 27 novembre. Il y a été fait état de la fête de Noël mais – rappelez-vous – sans mention aucune des cultes. Omission d’autant plus blessante que Noël compte énormément pour les gens et que les célébrations de la fête drainent quelque 600.000 personnes.

Évêques, autres acteurs pastoraux et fidèles, nous devons mettre tout en œuvre pour que les mesures limitatives soient levées aussitôt que possible. Mais dans l’attente, il convient, me semble-t-il, comme nous y invite le début du chapitre 13 de la lettre aux Romains, de faire confiance aux experts et aux politiques dont le rôle inédit est difficile. Il faut aussi recevoir les appels insistants des soignants et du monde médical invitant à la plus grande prudence et à la prévention d’une troisième vague, avec son cortège de contaminés développant parfois une forme sévère de la maladie et de décès creusant dans les familles un vide douloureux. Il appartient à l’Église aujourd’hui de participer pleinement à l’effort national contre la pandémie.

Entre-temps, douloureusement privés, acteurs pastoraux et baptisés, nous souffrons.Permettez-moi de vous inviter à ne pas être désemparés.

Ne soyons pas désemparés parce que notre société n’est plus guère chrétienne.Être chrétien dans une société qui ne l’est guère est une situation relativement traditionnelle dans l’histoire de l’Église.

Ne soyons pas désemparés par la crise sanitaire qui se prolonge. Gardons en mémoire ces fortes paroles de saint Paul : « Oui, j’en ai l’assurance : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances ni les forces des hauteurs ni celles des profondeurs, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur » (Rm 8,38-39).

Ne soyons pas désemparés par une Église qui ploie et qui souffre. L’agonie et la Passion de Jésus ne peuvent pas ne pas marquer la vie de l’Église si l’Église est réellement le corps du Christ. Ayons la foi qu’à travers l’évènement pascal, l’Église est toujours en état de naissance.

Je vous suis proche, vous bénis et vous souhaite déjà une sainte fête de Pâques.

+ Pierre WARIN
13.03.2021

Communiqué du diocèse de Namur (11 décembre 2020)

COMMUNIQUÉ DE MGR PIERRE WARIN ET DE SON CONSEIL 11 décembre 2020
Chers diocésains,
Les autorités de notre pays ont pris récemment des mesures qui concernent l’exercice du culte. Après l’avoir ignoré de nombreuses semaines, elles ont abordé cette problématique en permettant désormais des célébrations cultuelles avec un nombre maximal de participants fixé à 15 personnes (enfants de moins de 12 ans non compris). Il s’agit d’un simple élargissement des mesures actuellement permises pour les seules funérailles à l’ensemble des autres célébrations chrétiennes.
Sous réserve d’éventuelles modifications ultérieures, les évêques de Belgique ont publié des recommandations, dans un communiqué paru hier 10 décembre (cf. www.cathobel.be).
Mgr Pierre Warin, évêque de Namur, a recueilli aujourd’hui, en conseil épiscopal, l’avis de ses proches collaborateurs et souhaite partager aux diocésains ce qui suit, sollicité, à raison, par de nombreux fidèles et acteurs pastoraux du diocèse.
1. Notre première pensée se tourne vers les malades et leurs familles, les soignants engagés dans un combat vital contre une maladie sournoise. Que personne ne s’y trompe : la situation sanitaire demeure très grave et critique. Des décisions imprudentes, des choix inconsidérés risqueraient d’avoir des conséquences dramatiques. Soyons solidaires d’un même engagement à agir avec prudence, sens du bien commun et modération réfléchie.
2. En ces temps difficiles de pandémie et de mesures délicates, un appel doit être fait à la bienveillance : aucune solution n’est simple, aucune décision n’est facile à prendre, et les avis divergents, les sensibilités et les points de vue nombreux ne peuvent prendre le pas sur une bienveillance fondamentale. Les évêques ont cherché à faire entendre leur voix et à dialoguer avec les autorités du pays, les acteurs pastoraux locaux sont appelés à faire des choix difficiles, les fidèles font entendre leurs souffrances et leur désir de célébration. Que tous soient remerciés pour leurs efforts et leur engagement à la bienveillance mutuelle.
3. Les fidèles catholiques et leurs prêtres souffrent de l’impossibilité de vivre leur foi en communauté réunie, nourris par les sacrements, et surtout par l’eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne. D’autres expressions de la foi sont possibles et mises en œuvre avec beaucoup de créativité. Mais les attentes spirituelles du peuple de Dieu sont grandes. Tous nos efforts doivent s’unir pour y répondre au mieux, dans les circonstances actuelles. L’évêque de Namur et son conseil se sentent proches des fidèles et de leurs pasteurs, et leur adressent le témoignage de leur soutien et de leur communion chaleureuse.
4. Quelles solutions adopter concrètement, en paroisse, pour les célébrations de semaine, dominicales et de Noël, en appliquant ces nouvelles mesures gouvernementales (15 personnes maximum, 1 personne par 10 m2) ? Les situations sont très différentes selon les lieux, ce qu’ignorent les mesures fixées. Mgr l’évêque et son conseil ne peuvent donc donner des consignes identiques pour l’ensemble des paroisses et communautés catholiques du diocèse. Ils laissent l’appréciation des décisions à prendre aux acteurs locaux qui, bien informés et ayant recueilli l’avis de leurs communautés, choisiront les formules les meilleures.
En respectant strictement les mesures sanitaires désormais bien connues, certains opteront pour une formule ou pour une autre :
– multiplier les célébrations, là où c’est possible, pour permettre à un maximum de personnes d’y participer ;
– étaler les célébrations dominicales ou de Noël dans le temps : sur le week-end pour les messes dominicales, le samedi et le dimanche aussi pour la fête de Noël du vendredi 25 décembre ;
– célébrer l’eucharistie ou un autre office avec la jauge fixée, assurant une limite, avec humanité : on sait qu’il est difficile, et parfois choquant, d’exclure des personnes ;
– célébrer sur inscription préalable ;
– célébrer sur invitation personnelle ou représentative ;
– ne pas reprendre les célébrations eucharistiques ;
– continuer la diffusion de messes par les moyens modernes de communication ;
– encourager à participer, à distance, par la télévision ou internet, à la messe de Noël que célébrera Mgr l’évêque, le jeudi 24 décembre à 17h00, retransmise par les télévisions régionales du diocèse ;
– proposer, à Noël, de brèves célébrations non-eucharistiques devant la crèche pour des groupes successifs de 15 personnes maximum, et proposer aux participants d’y communier au Corps du Christ ;
– …
Chacune de ces formules a ses avantages et ses inconvénients. Avec sagesse et confiance, que chaque baptisé accueille, dans une bienveillance sereine, la formule qui lui sera proposée là où il vit.
5. Un risque existe, et il est grand : que l’accueil de ces choix et décisions difficiles n’entraîne de la division et des tensions, entre fidèles, entre acteurs pastoraux, entre mécontents et satisfaits, entre privilégiés et délaissés, avec de l’amertume et du ressentiment. Cela ne peut advenir : la fête de Noël, que chaque dimanche de l’Avent prépare, qui sera célébrée le 25 décembre et qui rayonnera dans toutes les semaines qui suivront, la fête de Noël ne peut être synonyme de division et de rancœur. Dans la nuit de Noël retentira une voix angélique : « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ». Le peuple de Dieu, Corps du Christ, ne peut être divisé, en ces jours lumineux. Merci à tous les diocésains d’œuvrer, chacun dans sa mission et sa vocation, en famille et en paroisse, dans l’esprit de l’enfant de Bethléem, le Prince de la Paix, l’Emmanuel, Dieu-avec-nous en toutes circonstances.
6. Des jours meilleurs viendront : les célébrations reprendront. Nous aurons traversé, avec toute la société, une longue épreuve, et un Noël très particulier. Un prêtre espagnol a reçu, récemment, un coup de fil du pape François, qui le remerciait d’avoir rédigé ces quelques lignes poétiques : « Il n’y aura pas de Noël ? Bien sûr qu’il y en aura un ! Plus silencieux et plus profond, plus semblable au premier Noël, quand Jésus est né, sans beaucoup de lumières sur la terre, mais avec l’étoile de Bethléem, les routes clignotantes de la vie dans son immensité ».
À chacun et chacune, bon temps d’Avent et bonne préparation, dans la sérénité, d’un Noël célébré autrement.
Mgr Pierre Warin et son conseil épiscopal
>

.

Communiqué du diocèse de Namur (2 novembre 2020)

Communiqué du diocèse de Namur – 2 novembre 2020: les mesures en vigueur jusqu’au 13 décembre
 
 Monsieur l’abbé,
Monsieur le diacre,
Madame, Monsieur,
 
Nous sommes entrés à nouveau dans une période de confinement. Les décisions prises par le Comité de Concertation ce vendredi 30 octobre dernier sont entrées en vigueur dans la nuit du 1er au 2 novembre et ont été traduites dans un arrêté ministériel publié au Moniteur Belge ce 1er novembre 2020. Les mesures reprises ci-dessous sont en vigueur jusqu’au dimanche 13 décembre 2020 y compris.
Par ce communiqué, nous apportons les précisions utiles aux divers acteurs pastoraux dans le cadre de leurs missions, en ces circonstances particulières, et nous voulons leur donner un encouragement positif.
 
1. Les églises et autres lieux de culte peuvent rester ouverts, mais l’exercice collectif du culte catholique y est interdit : aucune célébration ne peut donc y être organisée (sauf l’exception des funérailles, voir point 6). Il s’agit de toute célébration, dominicale ou quotidienne en semaine, eucharistie, liturgie de la parole, célébration de la liturgie des heures…
 
2. Les croyants peuvent cependant se rendre, à titre personnel, dans les églises et autres lieux de culte, pour s’y recueillir. Le diocèse de Namur encourage l’ouverture des églises chaque jour de la semaine, et surtout le dimanche, moyennant les mesures de sécurité utiles, afin de permettre à tous ceux qui le souhaitent de vivre des temps de prière personnelle, de recueillement et de silence, ainsi que la possibilité de vivre des pratiques de dévotion populaire (cierges, chapelet…). Le desservant peut d’ailleurs y être présent aux jours ou heures choisis pour y accueillir individuellement les fidèles, en respectant strictement les mesures de sécurité sanitaire. Le port du masque est obligatoire à l’intérieur du lieu de culte, bouche et nez couverts (sauf pour les enfants de moins de 12 ans).
 
3. Comme l’écrivent nos évêques dans un message publié aujourd’hui, « une église ouverte est le signe d’une communauté locale accueillante.Souhaitez la bienvenue au visiteur par un message d’accueil sur la porte d’entrée ou sur le panneau d’affichage. Essayez d’organiser un accueil personnalisé à certaines heures. Diffusez de la musique de fond religieuse, ou une musique qui aide à l’intériorité et à la prière. Proposez un geste de solidarité (par exemple un don pour les personnes nécessiteuses). Proposez un petit rituel, par exemple, allumer un lumignon près de la statue de la Vierge ou d’un saint, ou déposer une fleur près d’une croix de la passion. Soyons imaginatifs pour tout ce qui est possible. Les personnes en ont besoin et sont en demande ».
 
4. Les rassemblements de plus de 4 personnes (enfants de moins de 12 ans non-compris), en intérieur ou en extérieur, sont interdits. Cela implique concrètement la suppression de toute activité paroissiale collective (réunion, rassemblement, pèlerinage…).
 
5. Le télé-travail est obligatoire pour toutes les entreprises, associations et services, sauf si cela est pratiquement impossible : en ce cas, le port du masque et l’aération des locaux sont obligatoires. Là où c’est faisable, certaines activités paroissiales pourront être maintenues via les moyens modernes de communication, et notamment les vidéo-conférences, pour garder le contact entre les acteurs pastoraux et les fidèles.
 
6. Les funérailles religieuses sont autorisées, à l’église ou dans un autre lieu, avec un maximum de 15 personnes (enfants de moins de 12 ans non-compris). La durée maximale de la célébration des funérailles doit encore être précisée par une décision des autorités, mais il est probable qu’elle n’excédera pas 30 minutes. Un soin tout particulier sera apporté à cette célébration, en des circonstances si particulières, qu’elle ait lieu dans l’église, au cimetière ou au crématorium. La liturgie de la Parole et le dernier à-Dieu en constitueront l’essentiel.
 
7. Les mariages religieux sont également autorisés, à l’église, s’ils ne peuvent pas être ajournés, mais avec un maximum de 5 personnes : les deux conjoints, le célébrant et deux témoins, comme pour un mariage civil.
 
8. L’enregistrement d’une célébration est permis dans les lieux de culte, dans le but d’une diffusion par les moyens modernes de communication. Cet enregistrement rassemblera au maximum 10 personnes, techniciens responsables de l’enregistrement y compris. Tous les participants respecteront la distance sociale de 1m50 et l’enregistrement se tiendra dans un lieu fermé au public pendant la durée de l’enregistrement.
 
9. La catéchèse des enfants et des adultes marque bien sûr un coup de frein ; plus exactement, elle doit se vivre autrement. Si les rencontres de catéchèse et les célébrations ne peuvent avoir lieu, les enfants et leurs parents, à domicile, mais aussi les confirmands adultes et les catéchumènes, seront aidés, du mieux possible, à progresser dans leur foi. Le Service diocésain de Catéchèse est à la disposition des acteurs pastoraux pour les aider à transmettre à distance du matériel catéchétique aux intéressés, en fournissant également des liens électroniques utiles. Toutes les personnes inscrites à l’info-lettre de Catéveil recevront dans les jours prochains des informations ; on peut s’y inscrire en écrivant à cateveil@diocesedenamur.be.
 
10. La pastorale des jeunes utilise depuis longtemps déjà les moyens informatiques utiles à la diffusion de l’évangile et à l’animation des jeunes. Les pages facebook, instagram et le site internet du Service jeunes sont régulièrement alimentés de capsules vidéos, liens, articles, réflexions, témoignages.. On y propose notamment quelques films et courts-métrages éveillant à la réflexion et à la foi. La diffusion de ces outils est bienvenue en cette période de confinement. A noter déjà la préparation de l’activité pour jeunes « La lumière de la paix de Bethléem » pour le mois de décembre. Pour tout cela, consultezwww.church4you.be/namur-lux.
 
11. Le service de pastorale liturgique a repris sa proposition, très bien accueillie lors du premier confinement, de diffuser chaque jour les lectures bibliques accompagnées d’un commentaire homilétique. Une version imprimable est aussi accessible, qui peut être diffusée largement ou remise aux fidèles rencontrés individuellement. A partir de ce jour, ce service est disponible via internet sur le site liturgie.diocesedenamur.be/homelies.
 
12. La diaconie, c’est-à-dire, le service des frères, doit redoubler d’activité et de coeur en cette période difficile. Comme l’écrivent encore nos évêques, « nous pouvons nous entraider et nous encourager les uns les autres, par téléphone. Envoyez un mail, donnez un coup de fil, créez un groupe de prière par voie numérique, ou postez des messages nourrissants et d’espérance sur les réseaux sociaux et autres. Démenons-nous aussi pour les gestes d’entraide : faire les courses pour un voisin en difficulté, garder l’œil ouvert sur les personnes que le découragement guette ou qui risquent de se retrouver dans une profonde solitude. Voir si un coup de main bénévole pourrait être utile dans une école, une banque alimentaire, un centre de soins en cette période où une charge de travail plus importante peut se faire sentir. Chacun peut prendre des initiatives personnelles, en paroisse, ou en réseau avec d’autres. On peut collaborer avec des organisations déjà existantes. Un petit geste peut contribuer à de grandes initiatives« . La pastorale de la santé et de la solidarité, dans notre diocèse, proposera des points d’attention, comme lors du premier confinement : nous invitons tous les acteurs pastoraux à y être attentifs et à y donner suite.
 
13. Parmi les personnes qui souffrent le plus du confinement, il y a les personnes âgées et/ou malades, et notamment des prêtres ou autres acteurs pastoraux âgés, isolés ou fragiles. Prenons des nouvelles d’eux, gardons le contact et portons-les dans notre prière.
 
14. Les CDD (centres diocésains de documentation) restent ouverts à Namur et Arlon, selon les modalités qu’ils préciseront ; d’autres magasins religieux, liés à des sanctuaires, continuent des activités de réservation de commandes à emporter. En cette période préparatoire à l’Avent et aux fêtes de Noël, et pour soutenir leur activité difficile, pourquoi ne pas acheter, commander, des cadeaux, des livres, des objets religieux qui nourriront notre recherche spirituelle et entretiendront la fraternité ?
 
15. Les services de l’évêché sont passés, bien sûr, en télé-travail. Cependant, chaque jour de la semaine, du lundi au vendredi, une permanence physique est maintenue à l’accueil de l’évêché, de 9h00 à 17h00, pour la réception des courriers et le dépôt éventuel de documents. Les collaborateurs de l’évêché sont tous joignables, par téléphone ou par email. Le numéro central d’accès demeure le 081.25.10.80.
 
16. Notre évêque, Mgr Pierre Warin, présidera, chaque vendredi à 9h00, une célébration eucharistique, en ce temps de pandémie, dans la chapelle de l’évêché. Celle-ci sera accessible en direct puis en podcast, via le site internet du diocèse de Namur et via la page facebook du service de pastorale liturgique.
 
17. Chaque soir, à 18h30, le sanctuaire de Beauraing propose la diffusion en streaming, sur le site du sanctuaire, du chapelet, à l’heure traditionnelle des apparitions de Notre-Dame. On peut inviter les fidèles à s’y associer via la page facebook du sanctuaire de Beauraing ou via le site internetwww.sanctuairesdebeauraing.be. La prière en temps de confinement, inspirée du pape François et adressée à Notre-Dame de Beauraing, secours des malades, est toujours disponible : elle demeure d’une belle actualité.
 
18. Le site internet du diocèse relaiera les initiatives qui seront prises un peu partout dans le diocèse ; il ne faut pas hésiter à le faire savoir, via l’adresse : medias@diocesedenamur.be
 
 
 
La Parole de Dieu, lue une dernière fois en communauté paroissiale, ce dimanche 1er novembre, résonne encore à nos oreilles et dans nos coeurs. C’est une grâce de la Providence d’avoir entendu, avant d’entrer en confinement, les Béatitudes, paroles de Vie et d’espérance, au jour de la fête de la Toussaint.
« Heureux », répète plusieurs fois le Seigneur. « Heureux » non pas seulement quand tout va bien et que le succès est garanti, mais « Heureux » aussi quand la difficulté est là, le fardeau lourd, la peine oppressante et les questions lancinantes.
Nous avons pris ces béatitudes comme un viatique, en même temps que le Corps du Christ reçu en communion, pour les semaines à venir.
Heureux les artisans de paix, dans une société bouleversée, où critiques, doutes, réclamations se mélangent parfois.
Heureux ceux qui pleurent, avec les personnes traversant de terribles épreuves, maladies, deuils, isolement.
Heureux les doux qui, par des paroles de tendresse et de fraternité, rassureront, encourageront, rayonneront autrement leur foi.
Et encore heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, en ces temps difficiles où beaucoup craignent pour leur emploi, leur vie sociale, leurs moyens de survie : ils seront solidaires avec eux.
Les Béatitudes commencent et s’achèvent par ces mots, qui sont une promesse : « car le Royaume des Cieux est à eux ».
 
Bonne vie chrétienne autrement, pour un temps.
Bon chemin de confinement, malgré les craintes et les difficultés.
Prenez bien soin de vous, prenez soin les uns des autres.
Courage et confiance !
 
 
chanoine Joël Rochette,
vicaire général
 
 
 

>

.

LETTRE DES ÉVÊQUES DE BELGIQUE

A tous les collaborateurs et les fidèles des diocèses en Belgique
Chers Amis,
La courbe du coronavirus est dangereusement repartie à la hausse dans notre pays à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre. Le nombre quotidien de nouvelles infections par la Covid-19, les admissions à l’hôpital, les patients en soins intensifs et les décès continuent d’augmenter. Cette situation particulièrement dangereuse est très préoccupante pour notre société dans les prochains mois, à l’approche de l’hiver. Ces derniers jours, le Comité national de concertation et les Gouvernements de Bruxelles, de Wallonie et de Flandre ont publié des mesures supplémentaires ; d’autres mesures devraient suivre. Ce n’est qu’ensemble que nous pouvons vaincre la Covid-19. Nous appelons toutes les communautés chrétiennes et les croyants à collaborer loyalement avec les autorités responsables et à observer strictement les règles promulguées. Ce sens civique est essentiel pour marquer notre solidarité.
Personne n’est à l’abri du virus. On peut le contracter n’importe où, à n’importe quel âge et quel que soit son milieu social. Nous sommes tous solidairement responsables les uns des autres. Personne n’est superflu dans la prise en charge de ceux qui souffrent aujourd’hui. Que pouvons-nous faire ? Être attentifs aux personnes touchées par le virus, par ses conséquences sociales ou par l’impact des mesures nécessaires, dans notre voisinage. Prendre contact avec les personnes âgées, les personnes seules ou les personnes handicapées qui doivent s’autogérer. Offrir une aide de voisinage. Chacun peut prendre personnellement l’initiative. Les paroisses peuvent collaborer avec des associations ou des réseaux de bénévoles. Un petit geste peut faire toute la différence !
On recherche, de plus en plus, des bénévoles dans certains services ou secteurs qui connaissent des difficultés particulières. Des personnes momentanément sans travail peuvent trouver un emploi temporaire dans des secteurs gravement touchés. Cela vaut surtout pour le secteur médical. Les médecins, les infirmières et les professionnels de la santé (en hôpital, dans les centres de soins de santé et dans le cadre des soins à domicile) sont soumis à une pression croissante. Ils ont à peine pu récupérer depuis le mois de mars. Leur effectif devient trop faible par rapport au nombre croissant de patients. Des bénévoles pourraient renforcer temporairement leurs rangs. De même, par exemple, dans les écoles quand les enseignants tombent malades ou pour aider les éducateurs pour l’accueil des enfants. Ou encore pour des services sociaux quand le personnel n’est plus suffisant pour aider les familles ou les personnes en situation difficile. Celui qui a un talent particulier peut réellement l’offrir à bon escient.
De nombreuses entreprises sont profondément affectées par les mesures prises ; des grandes entreprises, mais aussi de petites entreprises indépendantes. Elles ne peuvent pas remplir leur rôle au niveau social et subissent de lourdes pertes financières. Les mesures de soutien du Gouvernement ont été bien accueillies mais ne compensent pas les pertes. Certains sont désemparés ou désespérés. Ils craignent une fermeture ou de tomber en faillite. Nous demandons à nos communautés et à tous les croyants de les soutenir au mieux, de se montrer solidaires et de préserver leurs perspectives d’avenir. Le souci du bien-être mental des personnes touchées par la crise est une responsabilité collective.
La Toussaint et la Commémoration des défunts arrivent dans quelques jours. Nous commémorerons nos défunts bien-aimés avec une photo, une bougie, une fleur ou une prière. Depuis mars, nous n’avons pu dire qu’un très bref adieu à la plupart des défunts, avec une célébration liturgique réduite à sa plus simple expression, en tout petit comité. Une visite au cimetière, près de la tombe ou de l’urne, peut compenser ce manque. Le renforcement des mesures ne permettra malheureusement pas de services religieux avec une assemblée large, le jour de la Toussaint. Mais nous confierons personnellement nos vies à Dieu. Nous remercions les paroisses qui adressent, durant ces prochains jours de novembre, un signe de solidarité aux familles en deuil. Elles peuvent soutenir les personnes ou les familles qui souhaitent commémorer leurs défunts et prier pour eux, par un symbole, un rituel ou un texte de prière. Cela peut également se faire en plein air ou au cimetière. Nos défunts sont enfouis dans notre cœur et dans l’amour de Dieu.
Dans les jours qui viennent, les Gouvernements et les responsables politiques édicteront des règles complémentaires ou spécifiques pour tel ou tel secteur de la vie sociale. Ces règles ne s’emboîtent pas toujours, comme dans un puzzle. La progression différente du virus dans les diverses régions ou les différents secteurs, ainsi que la complexité de la lutte médicale contre la Covid, ne permettent pas une simple méthode linéaire. Chaque mesure peut faire l’objet d’une comparaison ou d’une discussion. Néanmoins, en cas de doute ou d’incertitude, nous voudrions appeler toutes les communautés chrétiennes et les croyants à leur responsabilité et à toujours choisir le nombre et les mesures les plus sécuritaires ! C’est la voie la plus difficile à court terme mais la plus sûre à long terme.
Enfin, comme chrétiens, nous croyons au pouvoir de la prière. Nous nous tournons particulièrement vers Dieu source de toute vie et de tout amour, en ce moment difficile. Que Sa main nous bénisse et nous garde du malheur et du danger. Que Sa présence nous protège du découragement ou de la division. Nous demandons à tous les croyants de poursuivre la prière personnelle, en famille ou dans leur communauté, pour que cette crise puisse bientôt être maitrisée. Nous demandons à toutes les paroisses et communautés chrétiennes d’offrir des temps et des formes de prière en fonction du nombre autorisé de croyants dans l’église. Cela requiert une certaine créativité et une certaine souplesse. L’Église doit être au service de tous ceux qui en ont besoin.
Les Evêques de Belgique remercient leurs collaborateurs pour tous les efforts accomplis et pour les initiatives prises afin d’assurer proximité et soutien à ceux qui en ont besoin en ce moment difficile. De nombreuses activités pastorales ordinaires ne peuvent plus se poursuivre, du moins pas comme auparavant. Cela peut faire mal mais cela ne doit pas nous paralyser. Au contraire, c’est justement en ces temps incertains que le Seigneur nous demande de continuer à témoigner de la solidarité et de la confiance. La fête de Toussaint nous rappelle que nous sommes appelés à être ‘tous saints’, c’est-à-dire à vivre tous de la vie même de Dieu. Telle est l’espérance que le Christ nous donne.
Comme nous, les premiers chrétiens ont vécu l’épreuve. C’est dans l’épreuve qu’ils se sont concentrés sur le mystère de Jésus ; et ils ont découvert que la croix de Jésus avait une forme d’ancre, l’ancre qui assure la stabilité d’un bateau et qui donne l’espérance aux passagers. C’est ainsi qu’ils ont dessiné souvent la croix sous la forme d’une ancre, pour signifier que l’épreuve est porteuse d’espérance. La lettre aux Hébreux (He 6,19) nous le rappelle : l’espérance est ‘l’ancre de l’âme’, l’ancre de la vie. Aussi plaçons notre espérance dans le Christ, ancre de nos vies.
Les Évêques de Belgique
>

.