Bienvenue sur le site du Doyenné de Marche-en-Famenne



« Alléluia. Alléluia.
L’Esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Alléluia. »

(cf. Is 61, 1)

affichette 70e anniv Décl. Droits de l'Homme










11 novembre

C’était juste il y a 100 ans, le 11 novembre 1918, à 11 heures paraît-il, que fut signé l’armistice de la Grande Guerre… Entre-temps, il y eut les horreurs d’une Seconde Guerre Mondiale et de tant d'autres conflits, dont les médias font écho dès qu'ils surgissent quelque part sur la planète Terre.
Je ne reviendrai pas sur les horreurs de ce temps-là. Il y aurait tant à raconter. Les images diffusées en masse ces jours-ci, sur toutes les télévisions, disent assez la folie de la guerre. Et dans les deux camps. Car en 1918, qui fut vraiment vainqueur ? Les alliés ; sur papier. Car dans leurs rangs, il y eut aussi des faits inqualifiables comme des exécutions sommaires, pour l'exemple et pour semer la peur. Les perdants : les allemands ; sans doute. Il le payèrent durement, vu l'attitude vengeresse de quelques alliés, bien loin de l'esprit des pères fondateurs de l'Union européenne, en 1950. Les grands perdants, ces millions de morts tant militaires que civils. Ils n'avaient pas grand prix pour les puissants qui décidaient et imposaient des combats perdus d'avance.
Un seul exemple : Passendaele en 1917. J'y étais ce jeudi et je suis revenu avec ces chiffres : pour gagner quelques centaines de mètres, plus de 8 500 Français tués, 4 000 Canadiens, 250 000 Britanniques - dont au moins 40 000 disparus, le plus souvent noyés dans la boue - et 260 000 Allemands. Ce qui a fait dire à Churchill, quelques années plus tard, que le général anglais Haig - qui portait le nom d'un whisky renommé - avait dû abuser de la dive bouteille pour ordonner un offensive pareille. Un exemple, et il y en aurait tant d'autres. L'homme ne valait pas plus, comme on a osé le déclarer, que de la chair à canon. 18 millions de morts, en tout, et combien de mutilés, de familles décimées. 1/3 de la jeunesse française, donne-t-on comme chiffre. C'est à eux tous que l'on pense ce jour.
C'était hier. Et aujourd'hui. Oui, en combien de régions est érigée en système la haine de l’autre parce qu’il est différent. Et il ne faut pas croire que cela ne nous concerne que de loin. Je reviens donc de Flandres et, dans bien des conversations, j'ai été frappé par la banalisation de certains propos dont est porteur le ministre Francken. Dieu sait si un autre ministre, pour ce qu'il a dit ou pour ce qu'il a fait - je rappelle l'affaire des somaliens - aurait déjà ou bien démissionné, par honneur, ou bien été démissionné. Ne rien faire, laisse présumer que tout cela n'est pas bien grave ! Et nous voyons renaître des propos racistes, excluant l'autre parce qu'il est différent de couleur de peau, parce qu’il est différent de culture ou de religion. Oui, encore et toujours, chez nous, la paix est à construire, en commençant d’abord par refuser de se laisser entraîner aux extrêmes. Je voudrais aussi simplement rappeler qu'au sortir de cette première guerre mondiale, il y eut 200 000 réfugiés belges, soit en France, soit en Angleterre. Et combien en 1940 ?
C'est parce qu'il y a eu tant d'horreurs lors des conflits mondiaux, qu'au sortir de celui de 40 furent érigés les droits de l'homme. On le rappellera le 10 décembre. Cela fera 70 ans. Cette déclaration ose proclamer que tout homme, quel qu’il soit, a droit au respect minimum de sa dignité et rien ne peut justifier toute atteinte portée à son intégrité. Il est bon de le réentendre, en ces temps troublés où certains sont tentés par des solutions de facilité trop souvent populistes. Résoudre aujourd'hui le problème de l'immigration n'est pas simple, certes. Mais il ne se résoudra jamais par des propos et des actes simplistes et démagogiques.
La fermeté de tels propos, pour le croyant, elle trouve sa source dans l’évangile, et en particulier cette parole entendue tout à l’heure. Elle nous livre l’attitude du Christ, sa manière de penser, sa manière d’être envers chacun, surtout le plus méprisé, le plus pauvre et rejeté. Comme cette pauvre veuve. Il y a encore bien des puissants comme ceux de l'évangile qui font tout pour parader ou imposer leur pouvoir et en exclure tant d'autres. Pour lui, tout homme, surtout le plus petit, est une histoire sacrée et il est digne d’accueil, d’écoute, de compassion, de pardon… en un mot d’amour. Puissions-nous grandir dans cet esprit et être des artisans passionnés de considération, de justice et de paix, de vraie solidarité !

Homélie du 11 nov. 2018 - Abbé Bernard Van Vynckt, doyen de Marche


Notre doyenné fait partie du diocèse de Namur, en Région Wallonne (Belgique).
Il est constitué de l'ensemble des paroisses situées sur les communes de Hotton, Marche-en-Famenne, Nassogne, trois communes de la province de Luxembourg et Somme-Leuze, commune de la province de Namur.
Nos paroisses sont des lieux de vie, constitués de femmes et d'hommes qui s'efforcent de travailler ensemble à la construction d'un monde où il fait bon vivre aujourd'hui et qui demain sera meilleur encore.
Elles tentent de le faire de bien des manières en restant toujours en lien fidèle avec Jésus, avec l'Eglise universelle et avec toutes les personnes de notre temps, sans aucune distinction.
Elles s'inspirent des valeurs de l'Evangile et veulent se mettre au service de tous.
Bref, nos paroisses, c'est l'Eglise près de chez vous ; les bâtiments "églises" bien sûr, mais surtout les communautés qui s'y rassemblent.

Les équipes pastorales d'animation du Doyenné se réjouissent de votre visite.